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 CATCH ME IF YOU CAN. (r)

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Iseult Sherp
✻ I'M NOBODY'S LITTLE GIRL.
Iseult Sherp


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MessageSujet: CATCH ME IF YOU CAN. (r)   CATCH ME IF YOU CAN. (r) EmptyMar 4 Déc - 17:23

~ RUN AWAY AS FAST AS YOU CAN
ALL THE KIDS WILL EAT IT UP, IF IT'S PACKAGED PROPERLY. SHOULD THE SIREN
IRRITATE, KEEP IT MOVIN' EQUALLY. NOT TO KNOW IS JUST
THE FACT, WE'RE A PROBLEM NOWADAYS.
Le regard dans un vague profond, tu t’hasardais à nouveau dans ces rues que tu as si bien connues, dans lesquelles tu t’étais aventurée maintes fois dans un passé foireux et maintenant trop lointain. Tu daignais presque t’avouer que cette vie te manquait, pourtant, tu ne succombais pas à cette tentation aride de songer à de telles stupidités. Des bâtiments inanimés, des individus qui t’offrent leurs œillades appuyés, presque effrayantes. Un frisson te caresse lentement la colonne vertébrale. Souffle saccadé par un zéphyr flegme et frigide, tu poursuis ce vagabondage mélancolique au cœur de ce désert froid. Certaines interrogations te traversaient douloureusement l’esprit, qu’étaient devenues ces personnes que tu avais connues souffrantes ? Ces âmes brisées qui avaient pourtant su attendrir la tienne. Ces pensées t’accordent un sourire insignifiant. Tu finis presque par le regretter, ce sourire. Lentement, une ombre se dessine dans un brouillard sinistre. Elle semblait de plus en plus intelligible, les traits fin de cette silhouette qui fendait l’horizon matinal te revenait peu à peu. Cette idée te fit grimacer, il n’était que six heure du matin, ta présence ici se résumait d’une nuit trop difficilement passée. Tu avais perdu la capacité de t’endormir, et ton instinct t’avais portée jusqu’à Chastain creuk. Méprisante nostalgie. La curiosité t’oublie un instant, tu es à présent interpellée par une attraction tout autre, elle criait dans un recoin de la poche de ton jean usé. Ta main glisse lentement à l’intérieur de celle-ci et en ressort la dernière cigarette de son paquet de Marlboro. Elle se coinça entre ton index et ton majeur, tu grattes la roulette de ton briquet et la clope s’embrase, comme tes poumons au même instant, tu n’avais pas pris le temps de te rendre compte qu’ici, ça caillait. Elle commençait déjà à se consumer sous tes doigts. Et à nouveau, toute ton avidité jeta son dévolu sur cette personne trop distante que tu n’avais pas su reconnaître. Tu t’enfonçais dans les rues sombres, et ton cœur se séparait de ses fonctions, il s’engouffrait longuement et douloureusement dans ta cage thoracique. Il aurait pu être n’importe qui, mais il, c’était lui. Pas n’importe qui, pas un pervers qui arpente à longueur de journées les rues du quartier, c’était Isaac. Sa tenue corporelle presque négligée, sa stature particulièrement imposante qui, longtemps avait été l’objet de ton désir. Tu l’aurai reconnu entre mille. Contrairement à lui, tu ne fuyais pas, pourtant, cette fois-ci, tu aurai préféré capituler. Ne plus avoir affaire à lui, jamais. Tes longues jambes quasiment trop dénudées attiraient ton corps en sa direction. Votre proximité te trahissait, à présent, il savait que tu étais là. « Monsieur je fais de longues études devient nostalgique ? Laisse-moi rire Booth. » Ta voix ébrécha violemment ce silence trop inhabituel à Chastain creuk. Une once de sarcasme accompagnait la mélodie mesquine de ta voix. Tu finis par t’assoir à ses cotés. Sa présence te dégoûtait. tu sais, il m’a qualifiée de salle gouine (…) t’en fais pas, c’est rien Iz (…) non, arrête (…) promis ? Tu avais promis à Joe de ne pas lui toucher un mot de ses paroles, toutes deux saviez que tu t’emporterai, sans doute trop. « T’aurai pas du revenir ici, personne ne voudra plus de toi. » La lâcheté était loin d’être la principale valeur des habitants de Chastain creuk, bien au contraire. Il le savait, pourtant il était de retour.
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Isaac Booth

Isaac Booth


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MessageSujet: Re: CATCH ME IF YOU CAN. (r)   CATCH ME IF YOU CAN. (r) EmptyMar 4 Déc - 21:58



~ chastain creuk
Deux semaines plus tôt, Isaac était arrivé tard à Portland. Avant d'aller rendre visite à Jonelle et Iseult, il était d'abord rentré chez lui. Pour commencer, sa mère l'avait accueillit en pleurant. Comme si elle pensait que c'était un rêve, elle s'était accrochée à son fils dans la crainte de le voir une nouvelle fois partir. Après coup, ce fut la colère qui l'avait prise. Elle lui rappelait ces années qu'elle avait passé toute seule à s'inquiéter pour lui. Elle lui avait raconté le tourment de sa petite sœur face à son absence, les jours et les nuits blanches qu'elle avait passé à se mordre les doigts pour son premier enfant. Tant de reproches qu'il assumait, qu'il encaissait. Sa mère avait tout à fait raison. Pourquoi chercher des excuses là où il n'y en avait pas ? Marilyn n'était pas à la maison ce soir là, travaillant à Irish Pub. Isaac l'avait donc attendu bien que la route l'avait fatigué du voyage. Que ferait-il pour sa sœur ? Combien de coups seraient-ils capable d'abattre sur un homme si c'est pour la défendre ? Isaac n'aimait pas aussi intensément une personne que sa mère et sa petite sœur. Elles étaient les femmes de sa vie. Marylin n'avait pas pesé ses mots, déversant sur son frère toute sa colère retenue depuis sa disparition. Elle l'accusait de les avoir abandonné alors qu'il savait qu'elles avaient besoin de son soutien. Isaac était l'unique homme de la famille depuis la mort de leur père et c'était en sa présence que les deux femmes se sentaient le mieux et en sécurité. Si vivre à Chastain Creuk avait toujours été difficile, c'était pendant ces six années que tout avait été plus compliqué. Face aux larmes de Marylin, son frère totalement impuissant n'avait pas cherché à éterniser leur retrouvailles. Le jeune homme savait tout à fait que cela n'allait pas être facile mais il espérait que la nuit puisse apaiser les esprits.
Au matin, quand Isaac se réveilla - c'est vide qu'il trouva l'appartement. Sa mère lui avait expliqué qu'elle travaillait au salon de thé à partir de sept heures et que sa sœur en plus d'être de service le soir, gardait l'enfant de la voisine jusqu'à midi. Et cela tous les jours. Ce fut pourquoi il ne roda pas longtemps, juste assez pour se remémorer les souvenirs de son enfance entre les murs qui l'avaient vu grandir. Il tardait dans son quartier et cette impression de danger lui revenait presque sur le coup, en souvenir à toutes les fois où il avait put courir pour échapper aux trousses de gens pas très clairs. Isaac repensait aussi à son meilleur ami Tron. Il avait mal fini malheureusement et son décès l'avait profondément marqué. Isaac n'avait jamais craqué, ne s'était jamais autorisé à pleurer non plus. [...] Isaac marcha longtemps et ses pas l'emmenaient jusqu'à Everdix Street. Le jeune homme était en face de chez Iseult. Il ne s'était pas posé la question à savoir si la jeune femme habitait toujours là, ni même supposait la possibilité qu'elle n'était plus en ville à ce jour. Il emprunta les même escaliers. La tapisserie des couloirs n'avait pas changé, donnait même l'impression de ne pas avoir prit de l'âge. Isaac avait l'étrange impression que la dernière fois qu'il était allé chez Izzie c'était pour aller la chercher avant de partir sur la route. Comme si ce moment avait eut lieu hier. Ou bien encore, Isaac avait juste la sensation que le temps avait suspendu son court et que rien n'avait bougé jusqu'à ce qu'il rentre. Et pourtant, beaucoup de choses avaient changé, il en était conscient. Rien ne sera plus comme avant. Quand Isaac se trouva devant la porte numérotée 79, il espérait qu'elle soit toujours la locataire. Sa main déjà posée sur la poignet, il ouvra la porte tout doucement et bien qu'il fut satisfait de ce hasard, il ne souriait pourtant pas. Mais un grincement coupa court à sa discrétion. Izzie était là, prononçant son prénom. Il n'avait jamais oublié le timbre de sa voix mais le fait de la revoir en face de lui depuis tout ce temps avait le don de le surprendre. Elle avait changé comme elle donnait l'impression d'être la même. Ses cheveux lui semblaient plus longs qu'à l'époque, son corps il le voyait plus menu, bien qu'elle fut assise. Son prénom s'échappa d'entre ses lèvres et Isaac accrochait son regard. Iseult annonçait la couleur d'entrée de jeu. En vain, même si leur entretien ne s'était pas bien passé, Isaac avait toujours le dernier mot. [...] Et puis en retrouvant Joe, la voix s'était largement plus osée. De par la parole acide de son ancienne meilleure amie, Isaac n'avait pas été fin en la traitant de sale lesbienne. En vérité, il n'avait pas apprécié le ton de son voix, la manière qu'elle avait eut de lui rappeler que le temps où il pouvait rêver avoir Iseult à ses côtés était révolu. Ce qui le mettait hors de lui surtout c'est que Jonelle connaissait l'une de ses plus grandes faiblesses et elle ne se brisa pour l'utiliser contre lui. Autrement dit, son amour pour Izzie bien qu'il passait déjà à l'époque pour un sans cœur. Isaac niait ses sentiments et mentir était son plus grand talent. Personne ne pouvait savoir s'il agissait honnêtement ou si ses paroles étaient pure vérité. Cependant, la remarque de Jonelle ne l’affectait pas longtemps. Isaac allait tout faire pour récupérer sa promise. Izzie était sienne, quoi ce que les gens pouvaient penser. Il était prêt à toutes les folies pour ses beaux yeux.


Il s'était levé tôt ce matin, avait croisé Marylin au petit déjeuné et en avait profité pour lui parler. Le malaise du premier jour s'était dissipé et bien que cela allait prendre du temps pour que sa sœur lui pardonne entièrement, Isaac savait que le plus difficile était passé. Isaac déserta l'appartement pour parcourir les trottoirs de son quartier. C'était dans le brouillard qu'il progressait, une main dans les poches - la seconde présentant aléatoirement une cigarette au bord de ses lèvres. La brume épaisse ne lui permettait pas de voir plus loin que ses pieds. C'était sur un banc qu'il logea domicile pour terminer de fumer et regardant le sol, il ne captait pas à quelques mètres, cette silhouette qui se dessinait au fur et à mesure plus distinctement. Ce fut une voix qui le fit relever la tête et c'est automatiquement qu'il arquait un sourcil tout en fixant Iseult, là - debout en face de lui. Isaac restait silencieux, préférant cela à une quelconque confrontation. Tu n'avais pas envie de te prendre la tête aujourd'hui. Du moins pas de si bonne heure. Isaac l'ignorait avec la plus affreuse des perfections, même quand elle s'asseyait à côté de lui. Cela pendant un très long moment. Le silence perdurait jusqu'à ce qu'il décidait enfin d'articuler quelques mots de sa voix grave. Isaac souriait même en coin. A la fois pour la provoquer et pour lui prouver le contraire de ce qu'elle pensait, faisant illusion à une nostalgie. Isaac ne regrettait jamais puisque rien n'était jamais perdu. Ne s'en souvenait-elle donc pas ? Je ne suis pas revenu pour toi Iseult et puis il n'y a jamais rien eu de ce que tu supposes. Il lui souffla sa fumée de cigarette sur le visage. Et sache que tu te trompes, j'ai bel et bien manqué à quelqu'un. qu'il rajoutait en écrasant sa cigarette sous la semelle de sa chaussure.

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